La dent creuse

01 août 2018

J'adore Bilbao

Dernièrement, j'ai effectué un voyage de groupe à Bilbao. Et ça m'a tellement plu, j'étais tellement fasciné que j'y aurais bien fait mon petit nid. :) Je suis peut-être fêlé, c'est vrai. Mais ça me tombe dessus, parfois, quand je suis loin du foyer : j'éprouve l'envie irrépressible de m'installer là où je suis. De trouver n'importe quel travail, de trouver une école pour les enfants. En bref, de repartir à zéro. Je ne considère pas que la vie est meilleure ailleurs. Seulement, cela ne change rien : j'en rêve tout de même. Ce n'est finalement qu'un songe, évidemment ; mais si j'étais célibataire et sans enfants, je crois que je n'aurais pu résister à la tentation. Certains ne comprennent pas ce désir. Pourtant, c'est tout simple. Ce n'est pas tant par désir de fuir ma vie actuelle que par désir d'en vivre plein d'autres ! C'est si irritant, le fait qu'on ne puisse avoir qu'une seule vie en ce monde. Avant le XXème siècle, c'était plus aisé, j'imagine, vu que la tentation n'était pas aussi présente. Les êtres humains passaient toute leur existence là où ils étaient nés, sans presque connaître rien d'autre. A cette période, les voyages étaient encore un luxe que peu de gens pouvaient s'offrir, et personne ne pouvait aller à l'autre bout du monde en quelques heures. L'horizon était globalement plus réduit, et avec la masse de travail (on n'était pas encore au 35 heures, n'est-ce pas) l'on avait peu de temps pour rêvasser. Mais tout est différent, maintenant. A une époque où l'on a des vacances, où l'on voit au JT comment l'on vit de l'autre côté du globe, l'attrait est logiquement plus puissant, et l'on voudrait être partout à la fois pour profiter de tout. Ne reste plus qu'à espérer que la technologie rallonge la durée de vie pour qu'on puisse mener plusieurs vies. Quoi qu'il en soit, si vous vous n'avez pas visité Bilbao, c'est un crime ! C'est absolument magnifique, et j'y retournerais bien, un de ces quatre. Voilà le site du prestat' pour ce voyage de groupe, si ça vous intéresse... Plus d'information sur l'agence organisatrice du voyage à Bilbao en cliquant sur le site de l'organisateur.

Posté par madelor à 15:06 - Permalien [#]


31 juillet 2018

La valorisation de l’image publique

La valorisation de l’image publique bute aujourd’hui sur un cadre juridique qui aboutit à priver les établissements culturels (musées, monuments historiques) d’une partie de leur potentiel de ressources propres. Faute de pouvoir s’appuyer sur un droit à l’image publique, ceux-ci ne peuvent en effet exiger du secteur privé un intéressement à l’exploitation commerciale de leur image et de celle des oeuvres qu’ils abritent. Le produit dérivé de leur actif est ainsi transféré à un petit nombre d’agences photographiques internationales, qui disposent en conséquence d’une rente d’exploitation. Il serait possible de concevoir un système alternatif, permettant de garantir aux établissements et à l’État un droit de suite sur leur image et au secteur privé un accès à ce patrimoine à un coût modéré. Un droit à l’image public en cas d’exploitation commerciale pourrait à cet égard être consacré par le législateur, éventuellement accompagné d’un dispositif de licence globale pour l’utilisation commerciale des images. Une telle évolution soulève cependant plusieurs questions juridiques, notamment sur la constitutionnalité de règles différentes pour la propriété privée et la propriété publique. La Commission n’est naturellement pas compétente pour étudier le caractère éventuellement dirimant de ces questions. Elle propose que ces difficultés soient étudiées par les pouvoirs publics, afin d’analyser les marges de manoeuvre autorisées par la Constitution, en particulier par le principe d’égalité. Si une telle orientation s’avérait impossible, les perspectives d’une meilleure valorisation des images publiques ne seraient néanmoins pas inexistantes. En effet, les musées pourraient s’appuyer sur la redevance pour service rendu qu’ils peuvent exiger des agences photographiques lorsqu’une oeuvre est photographiée dans leurs locaux. Dans le cadre des évolutions précédemment citées pour ce type de redevance, il serait en effet possible que la valeur d’usage de la photographie soit intégrée dans le montant de la redevance, qui ne se limiterait plus, comme c’est le cas aujourd’hui, au coût de la prise de vue pour le musée. Cette possibilité serait néanmoins plus restrictive que la consécration d’un droit à l’image publique, puisqu’elle ne s’appliquerait qu’aux photographies des oeuvres des musées.

Posté par madelor à 14:04 - Permalien [#]

22 mai 2018

Une expérience démentielle

J'ai déjà fait de nombreuses expériences ahurissantes dans ma vie, mais l'une d'elles me manquait encore : voler sur un avion de chasse. Il faut dire que l'expérience n'est pas donnée, et que j'avais peur d'être déçu. Mais je me suis finalement basé sur les paroles d'un grand philosophe : « mieux vaut avoir des remords que des regrets ; alors essaye » et me suis lancé (j'aimerais dire que je pense à Oscar Wilde en citant cette phrase, mais la vérité est que je cite plutôt Patriiiick). Et vous savez quoi ? Je n'ai aucun remords à avoir ! :) L'aventure a eu lieu à l'aéroclub de Rennes, où je me suis présenté aux alentours de 10 h. Quelques minutes après qu'on m'ait expliqué le fonctionnement de l'appareil ainsi que les diverses procédures de sécurité, j'ai pu enfiler mon uniforme de vol avant de rejoindre le tarmac. C'est là que le Fouga patientait. L'avion revenait tout juste d'un vol. Quand j'ai rejoint l'appareil, j'ai croisé en route le passager précédent. Il souriait, mais il avait l'air un peu hagard. J'ai grimpé dans le cockpit et me suis attaché à mon siège, un peu nerveux. Et après toute une série de contrôles, on est finalement parti. Le vol a commencé doucement, avec un vol de découverte à différentes atlitudes. Mais tout cela n'était qu'une présentation avant la partie la plus attendue. Enfin le pilote m'a informé qu'on allait entamer la voltige aérienne. J'ai dégluti. Evidemment, j'étais là pour ça ; mais ce n'est pas parce qu'on monte fièrement sur le plus haut plongeoir de la piscine qu'on n'éprouve pas un instant d'hésitation, voire de peur panique, quand on se retrouve au-dessus de l'eau et qu'on doit sauter. Heureusement, je n'avais pas à me jeter à l'eau, seulement à me laisser faire et à profiter de l'instant. On a donc commencé par un petit huit brésilien. Sous la pression des G, j'ai subitement pesé plusieurs fois mon poids. J'avais la sensation que mes joues tombaient, comme si quelqu'un tirait dessus. Puis nous sommes sortis du huit et tout est redevenu normal. Le pilote m'a demandé si je voulais continuer, et comme un gosse à qui on demande s'il veut faire un tour de plus en manège, j'ai poussé un « ouiiii » très enthousiaste. Peut-être trop, car le pilote s'est alors mis à enchaîner les figures à toute allure : breaks, looping, passage sur le dos. Je passais en un instant de la sensation d'écrasement des G à celui de quasi-apensateur. Pourtant, et même si je savais que j'aurais dû avoir peur, ce n'était pas le cas : je faisais confiance au pilote (moi qui ne supporte pourtant pas d'être sur le siège passager). Il faut dire qu'une fois là-haut, il devient impossible de maîtriser quoi que ce soit : tout repose entre les mains du pilote. Tout ce qu'il reste à faire, c'est de lâcher prise et de profiter de l'instant. Et pour profiter, on peut dire que j'en ai profité ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de baptême en L39 Albatros à Paris Pontoise.

Posté par madelor à 16:30 - Permalien [#]

15 mai 2018

L'école maternelle française : une universalité ancienne, qui devient la norme en Europe

Les caractéristiques de l’école maternelle française — lien étroit avec l’école élémentaire obligatoire et compétence d’un État centralisé fort — ont sans doute favorisé son universalisation rapide après 1945, parachevée dès les années 1980. La France fait alors figure d’exception en Europe, ses voisins britanniques ou allemands, mais aussi nordiques ou méridionaux ignorant la préscolarisation à grande échelle. Mais depuis les années 1980 pour certains pays et de manière plus systématique à partir des années 2000, le taux de couverture de la tranche d’âge préscolaire — par des modes formels d'accueil et d'éducation — augmente partout suite à l’impulsion donnée par l’Union européenne. Un objectif ambitieux de 90 % de couverture pour la tranche des 3-6 ans est ainsi fixé en 2002 au sommet de Barcelone. La stratégie « Europe 2020 » de 2010 hausse à 95 % l’objectif pour les enfants de 4 ans ou plus : en 2015, la moyenne de l’Union européenne frôle cet objectif et 13 pays sur 28, dont la France, l’atteignent ou le dépassent. Si on prend en compte l’amplitude horaire de l’accueil, la France demeure cependant au premier rang, un certain nombre de pays européens n’atteignant l’objectif de taux de couverture qu’avec des horaires d’accueil limités (RoyaumeUni, Pays-Bas, Autriche). Au Royaume-Uni, le système des heures d’éducation gratuite qui a permis l’universalisation de l’accueil à partir de 4 ans a longtemps été restreint à 15 heures par semaine. En Allemagne, la scolarisation à temps plein ne prédomine que depuis peu, avec un fort développement des Ganztagschule.

Posté par madelor à 16:44 - Permalien [#]

21 mars 2018

Passion cuisine

C'est amusant, quand j'y pense. Si on m'avait prédit il y a encore 3 ans que je suivrais un jour un cours de cuisine, j'aurais explosé de rire. Et j'aurais eu tort, puisque c'est exactement ce que j'ai fait il y a quelques jours, à Avignon. Pourquoi aurais-je éclaté de rire, me direz-vous ? C'est tout simple : il y a encore quelques années, j'étais capable de rater un plat de pâtes. Et cela me remplissait de fierté. Je ne parvenais pas à comprendre pour quelle raison certaines personnes se dépensaient devant les fourneaux durant des heures pour un plat qui se mangeait en définitive en quelques minutes. Ça me dépassait complètement. J'éprouvais donc une certaine fierté à avoir deux mains gauches aux fourneaux et à ne pas perdre de temps dans une activité aussi futile. Les barquettes micro-ondables étaient mes meilleures amies. Et puis parce qu'on grandit, j'ai voulu me mettre à la cuisine. Je voulais comprendre ce qui pouvait bien attirer tous mes amis dans ce travail de longue haleine. Et à ma grande surprise, je me suis pris au jeu. J'ai compris la fascination que pouvait exercer la cuisine. Au début, on suit les dosages très scrupuleusement, pour ensuite se laisser progressivement conduire par son instinct. Aujourd'hui, je l'avoue : j'aime le fait de cuisiner. Cela me calme quand j'ai besoin de décompresser. J'aime ce côté manuel où l'on ne pense plus à rien. Et j'aime aussi le fait de me laisser porter par mes aspirations du moment. Aujourd'hui, je dois même avouer que je regarde régulièrement les émissions de téléréalité culinaire. Elles me permettent de m'ouvrir l'esprit. Il m'arrive encore souvent de rater des plats, évidemment, mais cela n'a au fond pas vraiment d'importance. Faire un bon plat n'est en fait qu'un prétexte, au final. Ce qui compte, c'est de savourer le chemin qui y conduit. Bref, vous l'aurez compris : si vous n'avez jamais participé à un cours de cuisine, c'est une erreur que vous vous devez de réparer. Le temps s'y écoule à une allure folle et les astuces du chef permettent d'optimiser notablement sa technique. Bref, on ne s'y ennuie pas une seule seconde. Pour ceux que ça intéresse, voici le cours de cuisine que j'ai fait. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de cours de cuisine à Avignon.

Posté par madelor à 13:02 - Permalien [#]


20 mars 2018

Le jeu vidéo : la nouvelle manne

Industrie en perpétuelle transition et en forte croissance depuis de nombreuses années, le Jeu Vidéo est aujourd’hui une industrie culturelle majeure en France. Avec plusieurs centaines entreprises du secteur la région Ile-de-France est la première région française du jeu vidéo ce qui constitue un réel levier de croissance. Après une première phase artisanale, des années 1950 aux années 1970, suivie d’une industrialisation de la filière pendant les années 1980–1990, le jeu vidéo est entrée dans sa 3ème phase avec l’intégration d’internet, aussi bien dans les équipements (consoles de jeu, ordinateurs connectés) que dans les contenus (jeux vidéo multi-joueurs). Les consoles se diversifient pour devenir multi-usages avec la possibilité de lire des jeux vidéo, de la musique, des films, et d’accéder à internet. Aujourd’hui le secteur est à la pointe des innovations technologiques et représente un marché international de plus de 100 milliards d’euros. Avec un chiffre d'affaires de 3,46 milliards d'euros en 2016 (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) le marché français est en croissance de 4%. Véritable loisir de masse, le jeu vidéo confirme sa deuxième place parmi les industries culturelles en France juste derrière le secteur du livre. En 2016, FIFA 17 a été le bien culturel le plus vendu. L’Ile-de-France, première Région du jeu Vidéo Le baromètre 2017 de la filière a recensé environ 1000 acteurs économiques en France, à l’exclusion des organismes d’enseignement et des micros entreprises (personnes physiques qui ont monté leur propre structure). L’Île-de-France est la région la plus dense en entreprises (307) loin devant la Nouvelle-Aquitaine (112) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (100).

Posté par madelor à 09:52 - Permalien [#]

29 janvier 2018

L'inégalité sociale est inévitable dans un pays riche

Je me suis souvent demandé comment la France avait pu mettre en place un tel imbroglio de taxes et de subventions. Mais il y a peu, j'ai finalement eu une réponse à ce mystère. En effet, mardi dernier, je me suis rendu à Lille pour assister à un colloque qui s'est avéré vraiment captivant. Certaines interventions sentaient évidemment le réchauffé, mais un intervenanta expliqué très simplement comment la répartition de la richesse se faisait systématiquement en fonction du niveau de développement du pays. Je vais tenter de récapituler son propos. Dans les sociétés où règne une pauvreté endémique, l’inégalité s'avère assez faible. Toute la population se trouvant dans l'ensemble dans le même état de précarité, les écarts de revenus s'avèrent logiquement restreints. Ce n'est qu'à partir du moment où cette société s’enrichit que l’inégalité se renforce. Pendant cette période, la réussite tient tout spécialement dans l’accès à des moyens financiers. Etant donné que ces facteurs divergent beaucoup d'une personne à l'autre, l'enrichissement au sein de la société est lui aussi réparti de façon très inégale. La richesse globale grandit donc à vitesse grand V mais chacun ne profite pas de cette manne à la même échelle. Lorsque la société atteint un certain niveau de revenus, un changement devient inévitable. C’est généralement le moment où le citoyen utilise son droit de vote pour faire comprendre aux élus que la répartition est un sujet déterminant de son point de vue, ce qui conduit à en faire de plus en plus une priorité des politiciens. Les riches pays occidentaux sont dans l'ensemble dans cette période de forte répartition. Cette redistribution est effectivement louable, car elle permet une société tranquille. Mais ce nivellement par le bas a un effet pernicieux sur l'économie. Cette grande répartition exigée par la société ne peut être réalisée qu'à l'aide de fortes charges sur les hauts revenus et en accordant d’importantes aides aux revenus aux salaires les plus modestes. Mais ces taxes et ces prestations diminuent le potentiel de nos sociétés à bâtir de la richesse. L'intervenant de ce colloque à Lille a terminé sa plaidoirie en expliquant que la prochaine évolution de la société occidentale passerait sans doute par un meilleur équilibre entre social et entreprenariat. Car en tout état de cause, l'un ne peut vivre sans l'autre. Retrouvez toutes les infos sur l'organisation de cette mission de prospection en suivant le lien.

Posté par madelor à 15:21 - Permalien [#]

19 janvier 2018

Les femmes et l’expatriation

Difficile aujourd’hui de réussir dans un groupe international sans avoir travaillé à l'étranger. On y apprend l’ouverture au monde, l’adaptabilité, la solidité face aux difficultés. Pour les femmes c’est un challenge de plus à leur succès. Pour les entreprises une problématique clé pour féminiser le leadership. Pendant longtemps, le schéma était classique. Les hommes étaient envoyés à l’étranger et leur famille suivait. Leurs épouses ne travaillaient pas ou y renonçaient. La donne a changé avec le travail des femmes. Il est désormais plus difficile pour un homme, d’accepter un poste à l'étranger quand son épouse a une carrière. Mais surtout, il devient nécessaire pour les femmes qui aspirent à une progression professionnelle rapide de partir à l'étranger. Si leur nombre augmente, la progression reste malgré très lente avec beaucoup de freins. “Il est désormais plus difficile pour un homme, d’accepter un poste à l’étranger quand son épouse a une carrière. Mais surtout, il devient nécessaire pour les femmes qui aspirent à une progression professionnelle rapide de partir à l’étranger” Pour les célibataires la voie est facile. D’autant que les plus jeunes y ont souvent étudié. Mais lorsque les femmes sont en couple et qui plus est avec une famille, tout se complique. Convaincre une femme que son partenaire pourrait mettre sa carrière à lui entre parenthèses, ou plus à risque, afin de la suivre, reste un challenge. L’expérience montre que dans bien des cas, elles n’envisagent même pas de soulever la question au sein de leur couple. Les groupes internationaux ont des programmes de développement pour les femmes, qui s’attellent à dénouer ces blocages. Ainsi, une femme, mariée et mère de trois enfants, rêvait d’une expérience professionnelle en Chine. C’est après un coaching soutenu qu’elle en a parlé sérieusement avec son conjoint et qu’il s’est avéré qu’il était prêt à vendre son entreprise et à tenter l’aventure. L’expérience a été totalement réussie pour toute la famille et les voilà, quatre ans après, dans un autre pays. Mais pour beaucoup de couples cela reste difficile à envisager. Les traditions sont là… Lorsque les femmes sont séparées ou divorcées avec des enfants, l’expatriation devient presque impossible, le père refusant bien souvent cette séparation d’avec ses enfants. La réciproque est vraie, mais certains hommes restent prêts à s’éloigner de leurs enfants, pour booster leur carrière. L’arrivée à l’étranger est rude. Si les femmes doivent démarrer un nouveau poste tout en gérant l’installation, l’adaptation des enfants à l’école et la création de nouveaux liens sociaux, le challenge est presque impossible. Il faut donc que le conjoint s’y consacre aussi et accepte de mettre éventuellement ses propres ambitions en sourdine pour quelques temps. C’est assez courant dans les pays anglo-saxons où le couple privilégie le « bread earner ». En France, il y a une évolution notable dans les générations montantes, mais encore bien des freins. Et si les deux membres du couple arrivent à démarrer ensemble de nouveaux postes à l’étranger, là aussi l’équilibre familial est quelque peu chahuté Le dialogue en amont de ce projet professionnel est donc critique : il faut s’assurer que la salariée comprend les enjeux qu’elle va rencontrer, qu’elle s’y prépare en dialogue avec les siens et déterminer les conditions du succès. Les directions des Ressources Humaines sont ainsi confrontées à de nouvelles demandes: compensation de la perte du salaire du conjoint, contribution financière pour une aide à domicile, aide à la recherche d’un emploi pour le conjoint, etc. Or la mobilité coûte déjà très cher aux entreprises qui ont plutôt tendance à limiter voire supprimer les contrats d’expatriation pour privilégier des transferts dans les conditions locales. La mobilité géographique est alors encore plus difficile pour les intéressés, qui doivent faire passer leur développement personnel avant leur confort financier. Le choix est encore plus difficile, s’il faut y ajouter une pression financière supplémentaire sur son foyer. D’où le développement de nouvelles pratiques où chacun peut ainsi conserver sa vie professionnelle. On privilégie le "commuting" : le foyer reste localisé dans le pays d’origine et le ou la salarié(e) passe la semaine dans son poste à l’étranger. On encourage aussi les missions à court terme à l’étranger, plus faciles à gérer pour les familles et très formatrices. Des solutions de compromis, mais parfois aussi assez déséquilibrantes pour les relations familiales.

Posté par madelor à 11:22 - Permalien [#]

13 décembre 2017

Un stage de création de parfum

La réalité est une question de perspective : on n'en perçoit jamais qu'une partie. Et il y a quelques jours, je me suis amusé à changer de perspective. C'était lors d'un stage de création de parfum à Grasse, et l'expérience s'est avérée tout à fait passionnante de bout en bout. Et même après, d'ailleurs ! Car depuis, je m'amuse comme un fou en redécouvrant le monde au travers du prisme des odeurs. C'est un peu comme observer le monde à travers un casque Hololens : de nouvelles choses, invisibles à l'oeil nu, apparaissent soudain, et le monde prend alors un tout autre sens. Une expérience fascinante. Prêtez un peu attention aux odeurs qui vous entourent : vous pourriez être surpris de tout ce que vous découvrirez ! Cela dit, si vous participez un jour à un atelier de ce type, mieux vaut vous prévenir : produire un parfum est un sacré challenge. Et produire un bon parfum relève de l'impossible, à mon sens. Parce que mélanger des fragrances, ce n'est pas quelque chose qui s'improvise à la hâte. Les millions de combinaisons de différentes odeurs qu'il est possible de réaliser représentent un réel casse-tête pour un parfumeur en herbe. D'autant que certaines fragrances totalement inattendues peuvent être primordiales dans l'élaboration d'un parfum : il faut donc tester toutes les senteurs et non seulement celles qu'on aime. Un vrai défi. Et puis, même quand vous parvenez, par pur hasarfd, à réaliser une note de fond assez gracieuse, rien ne dit que votre note de tête ne va pas venir ruiner votre édifice. Bref, d'un point de vue pratique, vous avez peu de chances de créer un parfum sublime en l'espace d'un atelier. A titre personnel, celui que j'ai réalisé me rappelle ces chaussettes que ma petite fille m'a offert à la fête des pères, après les avoir décorées au feutre : c'est sublime, évidemment, mais il ne me viendrait pas à l'idée de les porter. De peur de les abîmer, n'est-ce pas... En tout cas, cette expérience olfactive est vraiment palpitante, et c'est vraiment une expérience à faire, si vous n'avez jamais tenté l'aventure. J'hésite même à renouveler l'expérience, pour ma part. Quoi qu'il en soit, voilà le site par lequel je suis passé pour cet atelier de création de parfum. Retrouvez toutes les infos sur cet atelier de parfum à Grasse en cliquant sur le lien.

Posté par madelor à 17:19 - Permalien [#]

11 décembre 2017

Gouvernance, politiques et outils pour un tourisme durable

Afin de planifier, orienter, soutenir et coordonner le développement du tourisme durable, il faut mettre en place une gouvernance, des politiques et des outils efficaces. En termes de gouvernance au niveau international, des organisations comme l’OMT doivent jouer un rôle de premier plan pour promouvoir les partenariats internationaux, les liens entre les organismes multilatéraux et la collaboration avec le secteur privé et la société civile. Au niveau national, les opportunités offertes par le tourisme pour promouvoir le développement durable doivent être reconnues, des groupes de liaison interministériels et des organes multipartites devraient être créés et des ressources budgétaires adéquates devraient être affectées pour assurer la durabilité du tourisme. Au niveau des destinations, il faut assurer une coordination efficace avec les structures nationales, créer des structures locales de gestion multipartite, affecter des ressources financières et humaines adéquates et associer les communautés aux différentes initiatives. La coordination verticale entre les trois niveaux est absolument nécessaire. Les cadres politiques nationaux doivent garantir que le tourisme, y compris sa promotion, est suffisamment intégré dans les politiques et les plans nationaux, notamment dans les plans visant à favoriser un développement et une croissance durables. Des plans de gestion aux niveaux national et/ou local doivent être établis et les plans de gestion des destinations doivent proposer des propositions concrètes en vue d’une approche inclusive. Pour garantir leur efficacité, les plans et stratégies touristiques locaux devraient suivre les priorités nationales. Les politiques, à leur tour, doivent être fondées sur des données factuelles, d’où l’importance des étapes de collecte, d’analyse et de suivi des données. En plus de développer des systèmes nationaux de statistiques du tourisme (SST) et des comptes satellites du tourisme (CST) pour proposer des mesures crédibles visant à favoriser la contribution du tourisme à l’économie, les pays doivent veiller à ce que la collecte des données se fasse de manière soutenue et participative, qu’elle repose sur les cadres statistiques existants, le cas échéant, qu’elle utilise des indicateurs fondés sur les besoins et que les données recueillies servent à orienter la gestion du tourisme. La collecte, la divulgation et le partage des données doivent être systématiques et peuvent être appuyés par le Cadre statistique de mesure du tourisme durable en cours d’élaboration par l’OMT et la Division de statistique de l’ONU. Plusieurs outils utiles pour soutenir les résultats du tourisme durable devraient également être utilisés, comme l’aménagement du territoire, des outils économiques tels que les aides financières discrétionnaires ou les incitations fiscales, les normes volontaires et les systèmes de certification, ainsi que les codes de bonne pratique. Un marketing efficace et l’utilisation des médias sociaux constituent également de puissants outils pour sensibiliser les visiteurs aux questions de durabilité et à leur propre impact sur la durabilité.

Posté par madelor à 16:42 - Permalien [#]