La dent creuse

18 novembre 2017

Vins et plats

Associer vins et mets, ce n'est pas toujours évident. Cela dit, cela peut être un véritable jeu. Personnellement, je prends toujours beaucoup de plaisir à tester différents vins sur chaque plat, à en discuter avec quelques amis, à argumenter. C'est d'autant plus amusant que personne n'a plus raison qu'un autre : en fait, il n'y a pas un goût juste, mais au contraire une infinité de sensibilités différentes. Certes, il existe des interférences entre les saveurs perçues de façon générale par tous ; par exemple l'acidité atténue le salé, qui elle-même accentue la perception de l'amertume. Mais chacun ensuite réagira avec ses habitudes, son passé, ses émotions, bref... son goût. Cet exercice reste donc toujours très subjectif. Cela dit, j'ai récemment suivi un cours d'oenologie à Lille où j'ai pas mal appris ce que l'on pouvait faire en termes de mariages réussis. Tout d'abord, on peut faire en sorte que les odeurs et les goûts se répondent. On peut par exemple rechercher l'analogie entre les parfums : un pomerol au bouquet de sous-bois avec une brouillade aux truffes, ou un sancerre blanc aux arômes d’agrumes avec une salade de crevettes et pamplemousse. Mais ce n'est pas suffisant de faire résonner des odeurs entre elles, pour obtenir un vrai mariage en profondeur. Ce sont les goûts, les saveurs en bouche et surtout les textures qui permettent d'obtenir un lien profond entre le vin et le plat. Ainsi, on aura pris garde de sélectionner un pomerol suffisamment évolué, aux tannins bien fondus, pour qu’ils ne se heurtent pas à l’onctuosité des œufs. Quant au sancerre, bien nerveux, sa vivacité accompagnera à merveille la fraîcheur des crevettes et agrumes. Il faut aussi savoir qu'il existe des interférences entre les saveurs. Par exemple, l'acidité atténue le salé : ainsi un vin vif, muscadet ou gros-plant, est parfait avec les huîtres, même si leur texture est très grasse et paraît s’opposer à la nervosité du vin. Le salé accentue quant à lui la perception de l'amertume : les mêmes fruits de mer vont donc faire ressortir l'astringence et la dureté d’un vin rouge tannique. Aussi, pour ceux qui ne supportent pas les vins blancs, choisissez pour accompagner vos huîtres un vin rouge assez vif, en tout cas sans tannins et plutôt léger ! Ce cours d'oenologie m'a ouvert pas mal de pistes de réflexion et de mariages vins/plats pour la suite. Je vous dirai lesquels étaient les plus réussis ! Et si vous souhaitez apprendre par vous-même, vous pouvez toujours suivre ce cours d'oenologie: le sommelier était très pédagogique et sympathique. Davantage d'information sur cette activité de cours d'oenologie à Lille en cliquant sur le site internet de l'organisateur.

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Softbank innonde la Silicon Valley

Le groupe japonais SoftBank inonde d’argent la Silicon Valley par le biais de son fonds d’investissement « Vision Fund », ce qui permet aux jeunes pousses de la technologie de financer leurs projets, au risque, pour certains, de contribuer à créer une bulle. Son dernier « coup » en date est un investissement dans la société de location de voitures avec chauffeur Uber, annoncé dimanche soir. Le fonds, créé il y a un an, atteint déjà presque 100 milliards de dollars, soit le même montant que l’ensemble du capital-risque investi dans les start-up dans le monde l’an dernier, selon le cabinet CB Insights. « Nous ne jouons pas à des jeux d’argent, nous ne sommes pas de simples investisseurs, nous avons une vision, celle de la révolution des technologies de l’information, c’est notre raison d’être », assurait récemment l’emblématique patron de SoftBank Masayoshi Son. L’idée du « Vision Fund » –mené par SoftBank, mais aussi largement abondé par le fond souverain saoudien ou encore par le géant Apple– : investir dans des jeunes entreprises qui ont déjà fait leurs preuves et pour un montant minimum de 100 millions de dollars. « SoftBank fait preuve de beaucoup de courage, d’optimisme et de confiance en investissant autant d’argent dans la technologie », estime Bill Maris, l’un des fondateurs de GV, le fonds d’investissement d’Alphabet/Google, il y a près d’une décennie et qui gère maintenant son propre fonds. « Je ne peux pas dire que c’est un mauvais pari, si on pense que l’essor de la technologie va se poursuivre à l’avenir. Cela m’inquièterait beaucoup plus si SoftBank disait que la +tech+ n’a plus d’avenir », ajoute-t-il. Mais si cet afflux d’argent est bon signe pour le secteur, certains investisseurs craignent que tout cet argent fasse monter les prix en gonflant artificiellement la valeur théorique des entreprises, ce qui pourrait décourager d’autres investisseurs. Howard Marks, investisseur chez Oaktree Capital, se demandait dans une note récente: « peut-on raisonnablement investir 100 milliards dans la +tech+ » ? Cela peut aussi pousser les start-up à retarder leur entrée en Bourse: elles n’ont pas nécessairement besoin d’aller sur les marchés pour lever des fonds supplémentaires. Masayoshi Son fait preuve de talent pour rassembler des entreprises développant des produits complémentaires, estime Patrick Moorhead de Moor Insights & Strategy, même si la stratégie peut se révéler risquée. Les entreprises financées ont pour point commun de se développer à l’échelle mondiale et d’avoir un impact important sur le mode de vie et l’organisation de la société. L’utilisation des données collectées par les différentes entreprises permet aussi d’accélérer leur développement réciproque. Selon M. Moorhead, les investissements du « Vision Fund » se traduiront par d’excellents retours ou se révèleront, au contraire, être à fonds perdus. « Ce qu’ils cherchent ce sont des investissements géants », assure-t-il. Autre exemple du flair de M. Son: son investissement –déjà ancien– dans le secteur en plein essor du commerce en ligne en Chine via Alibaba, rappelle l’investisseur Hans Tung de GGV Capital. Plus récemment, il a investi dans la société américaine iRobot, fabricant des robots-aspirateurs Roomba, et détient des actions du fabricant de processeurs graphiques américain Nvidia, équivalant à 4 milliards de dollars, selon la presse. Il mise aussi à plein sur les VTC: outre sa montée en puissance au sein d’Uber, il a déjà investi dans d’autres compagnies du secteur, comme Ola en Inde. « Masayoshi Son comprend les vertus de la consolidation », souligne Hans Tung. Selon lui, « si elle s’accélère avec l’argent de SoftBank, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose », car « nous n’avons pas besoin de cinq sociétés de VTC qui se battent entre elles. »

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09 novembre 2017

Ce que nous nous mettrons sous la dent

C'est bien beau de créer un blog, encore faut-il l'alimenter. Et de quoi y sera-t-il question, d'ailleurs ? Eh bien, essentiellement d'actualité, en fait. Il n'est pas interdit que je parle de temps à autre du travail ou de mes découvertes de globe-trotter, mais ce ne sera pas là l'essentiel de ce blog. Je suis en effet passionné par l'actualité et adore en parler. De politique, d'économie, de santé ou de religion, peu importe : j'adore essayer de comprendre comment fonctionne le monde, disséquer ses composantes et voir s'il ne serait pas possible de le remonter dans un autre ordre. Mes réflexions ne sont pas celles d'un expert, et ne sont pas toujours pertinentes. Mais il m'arrive de temps à autre d'avoir une idée intéressante, et je ne manquerai pas, dans ces cas-là, de vous en faire part ici même. 

Ce qu'il y a de bien, avec l'actualité, c'est qu'on n'en est jamais à court. Entre les mues de Daech, les bouffonneries de nos politiques, l'hérésie du Brexit, les vélléités d'indépendance des catalans et l'annonce d'une nouvelle crise financière d'ici cinq ans, ce ne sont pas les sujets qui manquent ! Vous risquez donc fort de me revoir souvent. Je vous souhaite donc à bientôt... ;-) 

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