Afin de planifier, orienter, soutenir et coordonner le développement du tourisme durable, il faut mettre en place une gouvernance, des politiques et des outils efficaces. En termes de gouvernance au niveau international, des organisations comme l’OMT doivent jouer un rôle de premier plan pour promouvoir les partenariats internationaux, les liens entre les organismes multilatéraux et la collaboration avec le secteur privé et la société civile. Au niveau national, les opportunités offertes par le tourisme pour promouvoir le développement durable doivent être reconnues, des groupes de liaison interministériels et des organes multipartites devraient être créés et des ressources budgétaires adéquates devraient être affectées pour assurer la durabilité du tourisme. Au niveau des destinations, il faut assurer une coordination efficace avec les structures nationales, créer des structures locales de gestion multipartite, affecter des ressources financières et humaines adéquates et associer les communautés aux différentes initiatives. La coordination verticale entre les trois niveaux est absolument nécessaire. Les cadres politiques nationaux doivent garantir que le tourisme, y compris sa promotion, est suffisamment intégré dans les politiques et les plans nationaux, notamment dans les plans visant à favoriser un développement et une croissance durables. Des plans de gestion aux niveaux national et/ou local doivent être établis et les plans de gestion des destinations doivent proposer des propositions concrètes en vue d’une approche inclusive. Pour garantir leur efficacité, les plans et stratégies touristiques locaux devraient suivre les priorités nationales. Les politiques, à leur tour, doivent être fondées sur des données factuelles, d’où l’importance des étapes de collecte, d’analyse et de suivi des données. En plus de développer des systèmes nationaux de statistiques du tourisme (SST) et des comptes satellites du tourisme (CST) pour proposer des mesures crédibles visant à favoriser la contribution du tourisme à l’économie, les pays doivent veiller à ce que la collecte des données se fasse de manière soutenue et participative, qu’elle repose sur les cadres statistiques existants, le cas échéant, qu’elle utilise des indicateurs fondés sur les besoins et que les données recueillies servent à orienter la gestion du tourisme. La collecte, la divulgation et le partage des données doivent être systématiques et peuvent être appuyés par le Cadre statistique de mesure du tourisme durable en cours d’élaboration par l’OMT et la Division de statistique de l’ONU. Plusieurs outils utiles pour soutenir les résultats du tourisme durable devraient également être utilisés, comme l’aménagement du territoire, des outils économiques tels que les aides financières discrétionnaires ou les incitations fiscales, les normes volontaires et les systèmes de certification, ainsi que les codes de bonne pratique. Un marketing efficace et l’utilisation des médias sociaux constituent également de puissants outils pour sensibiliser les visiteurs aux questions de durabilité et à leur propre impact sur la durabilité.